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Kings Park, Giant Sequoia: 13.mai.2004

Si vous avez un complexe d' inferiorité,
cet article n' est pas pour vous. Car ici au Kings Parc,
tout est grand à part nous, les humains. |
Nous voilà partis, mon frère et moi
dans le Sequoia parc, en fait dans le Kings Parc.,
à quelques heures au nord de LA. Quand on arrive
a l' entrée du parc, personne. Alors on ne
se gêne pas et on entre. On paiera à
la sortie. Là, c'est parti pour quelques milliers
de virages qui nous mènent petit à petit
au sommet de montagnes et révèlent des
panoramas de verts, accompagnés de bouffées
d' air pur qui vous donne l' impression de revivre.
Autour de nous la végétation change
en quelques minutes et les petits arbustes laissent
la place à des sapins. Nous continuons notre
montée en décapotable, et là,
tout à coup sur le bord de la route, une peluche
vivante. C' est un ours brun. On s'arrête, on
prend des photos et lui il nous regarde jusqu' à
ce que l'on devienne ennuyeux. Alors il reprend son
occupation. Chercher à manger. C'est bien un
ours américain, ça.
Pourtant il faut faire attention, car ces petites
créatures empaillées et inoffensives
dans nos chambres deviennent dans la nature de dangereuses
bêtes quand il s'agit de nourriture. En effet,
une petite bestiole comme ça peut casser une
voiture juste parce qu' elle a senti qqchose de comestible
à l' intérieur du coffre. Ne parlons
pas des expériences de campeurs qui, en pleine
nuit, doivent quitter le camp et leurs tentes pour
laisser l'ours manger tranquillement....
Donc notre ours brun ici ne nous adresse qu' un maigre
regard. Nous, éh bien nous sommes plutôt
joyeux d' avoir pu si rapidement voir un ours. Je
veux dire, à peine une demi heure dans le parc,
et déjà une rencontre inattendue ! Ben
oui, on venait pour voir des sequoias, pas des ours
(pour info l'ours est l'emblème de la Californie,
voilà, ça fera un peu de culture dans
cet article.....)
On continue la route.On se croirait en plein dans
un film de Shrek avec son inspiration vieux "disney".
En effet, après l'ours, c'est l'écureuil
qui nous fait son show, puis qqs kilomètres
plus loin, un aigle et viennent ensuite des biches...Incroyable
vraiment. Des animaux partout. Le mieux c'est que
nous restons en voiture et on a croisé que
2 ou 3 autres véhicules. Les animaux quant
à eux sont si proches de nous, que nous pouvons
tendre notre bras pour les toucher (façon de
parler, bien sûr). C' est donc fantastique de
trouver ce genre d' endroit. En ce qui concerne SHREK,
et bien manque de bol, il est parti faire une interview
à Hollywood pour la promo de son film numéro
2. Donc on passera le voir une autre fois.
En tout cas, ici tout est aussi grand que lui. La
végétation est immense. Le diamètre
de certains arbres dépasse l' imagination (et
mon imagination n'est pas petite). Si on coupait une
rondelle du tronc d' un de ces arbres pour en faire
une table (please, à ne pas faire, il s'agit
ici d' une image, c'est une facon de parler, quoi.......),
et bien une bonne vingtaine de personnes pourraient
s' installer autour de cette table ronde. Si on rajoute
à cela la hauteur de l'arbre, et bien cela
ferait une bonne cinquantaine de rondelles de tables.
Donc 50 x 20, voilà qu' avec un arbre, on réunirait
environ 1000 personnes.... .Non,
vraiment, c'est hallucinant !! La simple traversée
de ce parc est un voyage dans un conte de fées.....
Des arbres de plus de 2000 ans, tous aussi grands,
tous aussi beaux, tous aussi larges. WWAAAAAOOWW.
Alors, on se dit : "faut prendre des photos,
les gens ne vont pas nous croire". Et c'est parti....
Patrick s' arrête au bord de la route qui parait
minuscule dans cette forêt de géant.
Nous descendons de la cabrio et pendant que je règle
mon appareil pour activer le déclencheur automatique,
Patrick se met sur ce tronc d' arbre de plus de 5
mètres de diamètre. Click J' active
le déclencheur automatique, je cours rejoindre
Patrick. Je saute sur le tronc de ce sequoia, et Claaaac
! La photo est faite. Je regarde Patrick et on se
marre tellement l'endroit est magique. On a l'impression
d'être des Stroumpfs perdus dans cette foret
titanesque. Tout à coup mon visage change.
Derrière Patrick, à quelques mètres,
un truc vient de bouger........ QU' EST CE DONC ?
On prenait les photos tranquillement sans avoir conscience
de quelques dangers que ce soit. Je veux dire que
le pire des trucs qui puisse nous arriver, c'est que
le sequoia nous tombe dessus (après avoir tenu
2000 ans, c'est plutôt improbable) ou bien qu'un
écureuil nous pique la caisse. Ben non. Derrière
Patrick, un énorme truc poilu s'approche: un
Ursus Americanus. Pas un petit, un géant. Un
ours noir,
(même si leur couleur varie du blond au noir,
ils s' appellent tous "Black bear"), il
est là, il traverse la route tranquillement.
Nous ben, on le regarde, prêts à fuir,
mais émerveillés en même temps.
On a pas peur et lui non plus. Il nous mate deux secondes,
puis il continue son chemin. Pas le soupçon
d' un danger. Au contraire. On se dit qu'une petite
photo sur le dos de l'ours, ça pourrais carrément
le faire...alors on va vers lui, je lui attrape le
cou, patrick lui saute sur le dos....et là,
clic clac ....on attend que la photo se déclenche,
manque de bol, j'ai oublié de l' activer, ce
déclencheur !
Mais voilà, l'ours commence à perdre
patience et il se débat. L' affaire commence
à se corser quand
d' un gros coup de patte, il m' arrache l'oreille
droite. Je sens les griffes penétrer une seconde
fois, cette fois-ci de la joue jusqu'au menton. Patrick
est toujours sur le dos de la bête, haute de
3 metres sur ces pattes velues, il pince le nez de
l'animal féroce et lui cache les yeux avec
ses mains. L'ours s'écroule de tout son poids,
malheureusement du mauvais côté : le
mien. Ecrasé par les 2 tonnes, je ne peux plus
rien faire, je suis immobilisé au sol. Patrick
n'a pas dit son dernier mot, il a encore une carte
à jouer, il repense aux carambars sucrés
collés dans la poche de son pantalon depuis
quelques mois... Il tire l' ignoble chose de sa poche,
et la met sous le nez de la bête. Celle-ci réagit
tout de suite, se tourne vers Patrick, qui jette la
chose quelques mètres plus loin... Je sent
le poids de la bête me libérer, elle
m'écrase juste encore la main avec une de ses
pattes, me privant désormais d' un pouce, resté
accroché sur la 3 ème griffe, puis elle
disparait. Désormais le nombre d' os dans mon
corps s'est multiplié par 6, et j' atteinds
une souplesse inimaginable. Je peux me gratter le
nez avec mon orteil, toucher l' omoplate avec le nombril..Pour
ne pas perdre de temps en rampant vers la voiture,
Patrick me tire par les pieds et me glisse dans la
cabrio. Nous reprenons la route. Mais avant, nous
faisons la paix avec l' ours qui se bat éperdument
avec le carambar. Il a l' air heureux. D' un signe
de la patte, il nous dit au revoir...Je vois une dernière
fois mon pouce, accroché sur le bout de sa
griffe..Quelle belle aventure...
Ah, ce que c'était cool, à part qu'
on a pas la photo avec l' ours, Patrick et moi, tout
ça à cause du déclencheur automatique
non déclenché. Bref les souvenirs, ca
vaut tout l' or du monde, non ?
Il nous reste quelques heures avant la tombée
de la nuit. On traverse le parc, pour voir l' un des
plus vieux arbres au monde, nous rencontrons quelques
chauves-souris et finissons la soirée dans
un resto qui ne compte pas plus de 4 touristes (nous
compris).
Puis on enchaine vers Yosemite, on quitte donc le
parc sans payer car il n'y a toujours personne au
deuxième poste. D' ailleurs, le Rangers
aurait pu éviter l' incident exposé
tout à l' heure, en nous mettant en garde.
Bref, un ours et un peu d' imagination, ça
peut quelques fois faire peur. Voilà les effets
secondaires d' une bouffée d' air pur......
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