La nuit il a plus, tellement fort que je
me suis arrete trouvant sur le bord de la route un
passage pour garer le van. Pas toujours facile ici
la route est bordee de grillage sur le nord de l ile.
Eh bien oui, ecrase une grenouille ou un herisson
en voiture vous ne vous en apercevez pas, mais ce
prendre une vache ou un mouton ca change tout, alors
les grillages ca nous protege qqs part. Je me rappelle
quand je suis arrive a Auckland de l aeroport, sur
l autoroute les flics s amusaient a capturer une vache
qui faisait de l autostop. Imaginer ca a Paris.
Bref j arrive au bout de l ile ce matin. Le temps
est fantastique malgres le vent tres fort. Devant
moi le spectacle me prend. La mer_de Tasmanie (attention
aux jeux de mot, ne soyez pas grossier a la lecture
je vous surveille!) a gauche donc la merde tasmanie
et de l autre cote l ocean pacifique.
Une impression d arriver au bout de qqchose... les
plus realistes me diront, ben oui t es au bout de
l ile idiot. Mais c plus profond que ca, une sensation
de liberte avec le vent qui soufle et un horizon libre....la
mer sur plus de 180 degree autour de moi. Ajoutons
avec ca le panneau plante la a cote du phare: Los
Angeles 10479 Km, Sydney 2160 Km, Tokyo 4811 et Londres
19271 Km. Ca calme. Et vous ou etes vous ? Combien
de kilometre ? Quel heure est il ?
Je decide par ce fantastique temps de faire un trek.
Ici ben y a pas grand monde qui marche. Je croise
qqs voiture, un bus KIWI, mais les gents s arretent
et prenent des photos et repartent. J allucine. 2
minutes sur place.
Deja quand moi je reste une journee ou deux qqs part
je me dis que je n ai rien vu...mais deux min c est
un peu juste.
Bref je marche vers la mer qui doit etre bien 500
metre plus bas. Le chemin descent et n a apparement
pas ete emprunte souvent. La remonte doit faire peur.
Je rejoint la plage. Les vagues au large frappent.
Ca mousse dur et le vent refroidis un cafe en 30 seconde.
Mais comme dirais Alban, "c est de la balle".
Seul tel un hero solitaire je contemple l horizon,
munis de mon acrylique je commence a peindre ma deuxieme
oeuvre. Une horreur. Mes excuses, le vent, le froid
et surtout le manque d experience. Mais bon qui ne
tente rien n a rien. Donc ce ne sera pas ma derniere
horreur....eheheh. Je compte bien faire pire.
Ensuite je continue mon chemin. Enfin chemin c grand
dire. Je suis un passage de qqs cm de large qui perce
la vegetation. Ca monte, monte. Mon corps muscle combat
contre la lois de l apesanteur qui si je ne fait pas
attention me projeteras tel une crepe que l on lance
vers le bas, contre le sol. Mais derriere cet ecorse
de fer, un cerveau d une energie inebranlable (attention
je vous surveille), me guide et me dis de continue.
Elle me dis aussi quel est ce cretin qui a marche
ici avant. Un sucidaire. Et puis je vois l autre cote
de la coline que je suis en train de gravir...la bas
une plage et sur cette plage, l individu qui a forge
le "passage" dans cette nature....
--------------------------------------------------UN
CHIEN -
Un chien, un foutu chien. Y a pas un chat ici, non
pas un, mais un chien. Je suis en train de suivre
les pas d un chien. Normalement c est le chien qui
suit l homme, mais en Nouvelle Zelande ca doit etre
le contraire. Bon je fait demi tour. D une part c
vraiment trop glissant et dangereux et d autre pars
je pense a ma visite a l institut pasteur.
FFFLASH BACK : (fond de musique bizarre, l image se
floute puis s eclairci...Lieux: Institut pasteur Paris)
Infirmiere: Et si un
animal vous mord et que vous attraper la rage faite
les autres picure, sinon c foutus...mord en qqs jours.
Moi: Mais comment je sais que l animal
a la rage.
Infirmiere: Vous ne le saurez pas.
Moi: Heuuu ? Ben....Comment je sais
quand je vais me faire vacciner ??@#$?
Infirmiere: Des qu on vous mord,
faite vous vacciner.
Moi:
Infirmiere:C bon vous pouvez
vous r ' habiller, payer a la caisse a la sortie.
Merci.
Fin du FLASH BACK - facture lourde.
Donc je rebrousse chemin, je glisse, j evite de mourir
ecrase sur un rocher ( la nouriture pour crabe c pas
mon truc) et me revoila sur la plage vierge. Oui c
comme ca que je l appele pour l instant. Car je ne
pourrais m empecher d ecrire un message a Alys. Yep.
A ce moment je pense a elle. Elle aurait aime etre
ici et partage cette aventure perilleuse loin des
peoples. Et donc me voila avec mon sabre magique a
trace sur le sable qqs fautes d orthographe mais qui
n altererons point le sens de mes mots.
Vous me direz, ohhh le sentimental. Et moi je n ai
pas peur de vous dire OUI. 
J adore etre seul mais certain moment on voudrait
vraiment les partager avec des personnes qu on adore...Et
la et bien s en est un.
D ailleur ce site en est la preuve.
Apres avoir trainer un peu captant les raillons de
soleil je bouge. Je remonte avec une incroyable facilite
cette montagne jusqu au phare, prouvant alors de mon
pouvoir presque surnaturel qui se cache derniere ma
tete de blondinet.
Qqs photos et c partis pour l inconnu. Ou vais je,
je ne sais point, mais je n ai pas bcp de choix. Quant
t arrive au bout de qqchose et bien ou tu fais demi
tour et tu commences autre chose ou tu restes plante
la a ne plus avancer (proverbe Freddytiens).
Je roule prend la premiere bifurcation, et a qqs kilometres
je rejoint une fantastique bay. Je m installe. Je
me ballade. Assis sur la plage je mange un ptit truc
avec comme compagnie la mouette boiteuse. Elle est
trop fun. Elle mange du fromage mais quand je lui
envoie des m&ms et bien elle fait l impasse. Elle
me regarde s approche jusqu a 10 cm de moi (okay j
avoue 20 cm) et on discute en langage mouetiens. Discution
superficielle. A mon avis la mouette est ivre.
J e quite la plage et la mouette pour voir le couche
de soleil sur les rochers la bas...La marre haute
s amorce. Le retour risque d etre perilleux. Au pire
des cas j escaladerais la facade rocheuse (env 30
metres). Donc je reste la sur les rochers pour pouvoir
voir le coucher de soleil. Et fantastique.
Ensuite la nuit je rencontre un Allemand dont j ai
deja oublier le nom. On se ballade la nuit, on chatche,
ca fait meme bizare de parler a un humain apres qqs
jours de conversation avec Kermit Jr. Pourtant j aime
bien ca la solitude ici c un paradis. Et puis entre
les ballades, les moutons, les bovins, les kiwis,
la peinture et ma ptit nouvelle guitare, y a de quoi
faire.
La lune apparait. Ca faisait longtemps que je ne l
avait pas vues. Donc faut feter ca....photo et guitare
! Je gratte des accords dans mon van. Allonge et panorama
MER-CIEL NOCTURNE par la fenetre, je regarde les etoiles
qui me sont etrangere. ( pour ceux qui ne voyagent
jamais : l hemisphere sud offre un ciel etoile different).
La premiere fois ca fait bizare d ailleur. Le pire
c de voir la lune allonge ou en Arc en ciel (pose
sur les pointes).
Mes yeux se ferment...
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