Cape Reinga: 21.mai.2004

Ah le voila le bout de l ile. Il ne m a pas fallus beaucoup de temps pour y arriver. Traverser la pampa et les superbes paysages verts avec les moutons, boeuf et autre animaux fermiers.

La nuit il a plus, tellement fort que je me suis arrete trouvant sur le bord de la route un passage pour garer le van. Pas toujours facile ici la route est bordee de grillage sur le nord de l ile. Eh bien oui, ecrase une grenouille ou un herisson en voiture vous ne vous en apercevez pas, mais ce prendre une vache ou un mouton ca change tout, alors les grillages ca nous protege qqs part. Je me rappelle quand je suis arrive a Auckland de l aeroport, sur l autoroute les flics s amusaient a capturer une vache qui faisait de l autostop. Imaginer ca a Paris.
Bref j arrive au bout de l ile ce matin. Le temps est fantastique malgres le vent tres fort. Devant moi le spectacle me prend. La mer_de Tasmanie (attention aux jeux de mot, ne soyez pas grossier a la lecture je vous surveille!) a gauche donc la merde tasmanie et de l autre cote l ocean pacifique.
Une impression d arriver au bout de qqchose... les plus realistes me diront, ben oui t es au bout de l ile idiot. Mais c plus profond que ca, une sensation de liberte avec le vent qui soufle et un horizon libre....la mer sur plus de 180 degree autour de moi. Ajoutons avec ca le panneau plante la a cote du phare: Los Angeles 10479 Km, Sydney 2160 Km, Tokyo 4811 et Londres 19271 Km. Ca calme. Et vous ou etes vous ? Combien de kilometre ? Quel heure est il ?

Je decide par ce fantastique temps de faire un trek. Ici ben y a pas grand monde qui marche. Je croise qqs voiture, un bus KIWI, mais les gents s arretent et prenent des photos et repartent. J allucine. 2 minutes sur place.
Deja quand moi je reste une journee ou deux qqs part je me dis que je n ai rien vu...mais deux min c est un peu juste.
Bref je marche vers la mer qui doit etre bien 500 metre plus bas. Le chemin descent et n a apparement pas ete emprunte souvent. La remonte doit faire peur. Je rejoint la plage. Les vagues au large frappent. Ca mousse dur et le vent refroidis un cafe en 30 seconde.
Mais comme dirais Alban, "c est de la balle".
Seul tel un hero solitaire je contemple l horizon, munis de mon acrylique je commence a peindre ma deuxieme oeuvre. Une horreur. Mes excuses, le vent, le froid et surtout le manque d experience. Mais bon qui ne tente rien n a rien. Donc ce ne sera pas ma derniere horreur....eheheh. Je compte bien faire pire.
Ensuite je continue mon chemin. Enfin chemin c grand dire. Je suis un passage de qqs cm de large qui perce la vegetation. Ca monte, monte. Mon corps muscle combat contre la lois de l apesanteur qui si je ne fait pas attention me projeteras tel une crepe que l on lance vers le bas, contre le sol. Mais derriere cet ecorse de fer, un cerveau d une energie inebranlable (attention je vous surveille), me guide et me dis de continue. Elle me dis aussi quel est ce cretin qui a marche ici avant. Un sucidaire. Et puis je vois l autre cote de la coline que je suis en train de gravir...la bas une plage et sur cette plage, l individu qui a forge le "passage" dans cette nature....
--------------------------------------------------UN CHIEN -
Un chien, un foutu chien. Y a pas un chat ici, non pas un, mais un chien. Je suis en train de suivre les pas d un chien. Normalement c est le chien qui suit l homme, mais en Nouvelle Zelande ca doit etre le contraire. Bon je fait demi tour. D une part c vraiment trop glissant et dangereux et d autre pars je pense a ma visite a l institut pasteur.
FFFLASH BACK : (fond de musique bizarre, l image se floute puis s eclairci...Lieux: Institut pasteur Paris)
Infirmiere: Et si un animal vous mord et que vous attraper la rage faite les autres picure, sinon c foutus...mord en qqs jours.
Moi: Mais comment je sais que l animal a la rage.
Infirmiere: Vous ne le saurez pas.
Moi: Heuuu ? Ben....Comment je sais quand je vais me faire vacciner ??@#$?
Infirmiere: Des qu on vous mord, faite vous vacciner.

Moi:
Infirmiere:
C bon vous pouvez vous r ' habiller, payer a la caisse a la sortie. Merci.
Fin du FLASH BACK - facture lourde.

Donc je rebrousse chemin, je glisse, j evite de mourir ecrase sur un rocher ( la nouriture pour crabe c pas mon truc) et me revoila sur la plage vierge. Oui c comme ca que je l appele pour l instant. Car je ne pourrais m empecher d ecrire un message a Alys. Yep. A ce moment je pense a elle. Elle aurait aime etre ici et partage cette aventure perilleuse loin des peoples. Et donc me voila avec mon sabre magique a trace sur le sable qqs fautes d orthographe mais qui n altererons point le sens de mes mots.
Vous me direz, ohhh le sentimental. Et moi je n ai pas peur de vous dire OUI.
J adore etre seul mais certain moment on voudrait vraiment les partager avec des personnes qu on adore...Et la et bien s en est un.
D ailleur ce site en est la preuve.

Apres avoir trainer un peu captant les raillons de soleil je bouge. Je remonte avec une incroyable facilite cette montagne jusqu au phare, prouvant alors de mon pouvoir presque surnaturel qui se cache derniere ma tete de blondinet.

Qqs photos et c partis pour l inconnu. Ou vais je, je ne sais point, mais je n ai pas bcp de choix. Quant t arrive au bout de qqchose et bien ou tu fais demi tour et tu commences autre chose ou tu restes plante la a ne plus avancer (proverbe Freddytiens).
Je roule prend la premiere bifurcation, et a qqs kilometres je rejoint une fantastique bay. Je m installe. Je me ballade. Assis sur la plage je mange un ptit truc avec comme compagnie la mouette boiteuse. Elle est trop fun. Elle mange du fromage mais quand je lui envoie des m&ms et bien elle fait l impasse. Elle me regarde s approche jusqu a 10 cm de moi (okay j avoue 20 cm) et on discute en langage mouetiens. Discution superficielle. A mon avis la mouette est ivre.
J e quite la plage et la mouette pour voir le couche de soleil sur les rochers la bas...La marre haute s amorce. Le retour risque d etre perilleux. Au pire des cas j escaladerais la facade rocheuse (env 30 metres). Donc je reste la sur les rochers pour pouvoir voir le coucher de soleil. Et fantastique.
Ensuite la nuit je rencontre un Allemand dont j ai deja oublier le nom. On se ballade la nuit, on chatche, ca fait meme bizare de parler a un humain apres qqs jours de conversation avec Kermit Jr. Pourtant j aime bien ca la solitude ici c un paradis. Et puis entre les ballades, les moutons, les bovins, les kiwis, la peinture et ma ptit nouvelle guitare, y a de quoi faire.

La lune apparait. Ca faisait longtemps que je ne l avait pas vues. Donc faut feter ca....photo et guitare ! Je gratte des accords dans mon van. Allonge et panorama MER-CIEL NOCTURNE par la fenetre, je regarde les etoiles qui me sont etrangere. ( pour ceux qui ne voyagent jamais : l hemisphere sud offre un ciel etoile different). La premiere fois ca fait bizare d ailleur. Le pire c de voir la lune allonge ou en Arc en ciel (pose sur les pointes).
Mes yeux se ferment...


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