Santiago, le 1er mars 2004.

WAAAAOOOWW..!! Fini Puerto Montt, j’ai enfin reçu ma nouvelle carte Visa, et deux heures plus tard, me voilà dans un avion pour Santiago de Chile.

Tout a commencé un matin, le 1er mars, à Puerto Montt, au sud du Chile. J’attends avec impatience ma carte Visa qui n’arrive pas. Oui, toujours ce problème, et l’argent liquide diminue jour après jour. Hier, j’ai évité cet hôtel pourri de Puerto Montt et j’ai sacrifié plus de pesos que je n’aurais dû, pour un hôtel avec Tv, douche et draps propres. Le soir, j’ai regardé les Oscars : Peter Jackson en a raflé onze, pour le « Seigneur des Anneaux ». Ca fait plaisir. Et donc, ce matin, je fais mes bagages et me dirige vers la Poste. Là, un petit bonjour à Alexandro le postier, qui au bout de quelques secondes me dit que rien n’est arrivé pour moi. Il jette tout de même un coup d’oeil dans le courrier non trié...De toute façon, c’est un tel bordel là-dedans, que je me demande comment ils s’y retrouvent. Bref ...

Et là : yeeeees !!! Un courrier à mon nom...Dedans, une lettre de ma mère et un petit bout de plastique qui va me changer la vie. Enfin, je vais pouvoir retirer de l’argent. Sorti de la poste, je file à l’agence de la compagnie aérienne LAN CHILE pour réserver une place dans un avion qui partira deux heures plus tard. Je m’envole pour Santiago. L’aventure peut continuer...

Mais pourquoi Santiago, me direz-vous ? En fait, pour résoudre quelques problèmes.

Tout d’abord, acheter quelques dollars. Ces derniers sont une aide précieuse quand il n’y a pas de distributeur ou pas de distributeur qui prenne ma carte. Et croyez moi, cela arrive assez souvent. Ensuite, Santiago parce que je pourrais enfin envoyer mes deux appareils photos HS. L’un chez moi, l’autre en réparation, via Fedex. Pour faire tout cela, j’ai une journée, car le lendemain, j’ai mon vol pour Antofagasta (Nord du Chili). Ce n’est pas gagné...

J’arrive à Santiago, je saute dans un bus, je débarque à l’auberge de jeunesse, plutôt pas mal, située dans le quartier bohémien. Là, je trie les vêtements qui repartiront à Paris, avec l’appareil photo HS. Après, je vais sur internet et je recherche des adresses : American Express, Fedex, UPS et autres...
Le soir, je finis mon dernier sandwich au salami et je discute avec un Uruguayen, un Irlandais et un Italien, jusqu’à 2 heures du mat’.
Le lendemain, pas de temps à perdre, je file chez American Express. En fait, là, je perds plus d’une heure, car American Express Chile n’existe plus. Ils ont un représentant « Appex » ou un truc de ce genre. Le bureau est aussi grand que deux cabines téléphoniques. Discussion au téléphone...grrr...Finalement, je réussis à convaincre tous les gens en France et le chilien du guichet pour qu’ils me dépannent de quelques dollars. Presque deux heures de perdues...
Puis Fedex, qui n’a qu’un carton à me proposer, sans protection pour l’appareil photo... Alors je sors, je cherche un journal dans une poubelle et je fais mon petit paquet ...Après, je vais à la Poste, j’écris quelques cartes et j’envoie le deuxième paquet. Il me reste un peu de temps pour visiter la ville. Ce qui me saute aux yeux, c’est le nombre de bars et de discothèques. Y’a de quoi faire dans cette ville de 4,5 millions d’habitants, mais le temps me manque. Un coup d’oeil rapide à BellaVista, un autre au parc Cerro de Santa Lucia, d’où l’on peut avoir un bon panorama de la ville, entourée de montagnes. Je m’achète deux Empanadas, sorte de pain super gras, fourré de verdura (végétaux) et jamon con queso (jambon et fromage).
Le temps passe vite, je retourne dans le Barrio Brazil, le quartier un peu bohémien et étudiant, pour prendre mon sac à dos et filer vers l’aéroport.
Vol pour Antofagasta. A travers la fenêtre, j’admire la Cordillère des Andes, qui change de couleur au fur et à mesure que l’avion va vers le nord. Il fait nuit, j’arrive, je chope un mini- bus qui va au centre-ville, là, j’ai tout juste le temps d’attraper le dernier Bus pour Calama. A 2 heures du mat’, je trouve un endroit pour dormir...Demain, je filerai pour San Pedro de Atacama, le point de départ pour aller dans le désert le plus aride du monde...

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