Par où commencer ? Je m’en veux un peu,
car à vouloir être trop bien équipé,
et bien j’ai oublié un petit détail...
Le poids que prennent les petites choses quand on les
met ensemble.
Au moment de mettre mon sac à dos, je pense à
deux choses : la première, c'est que je
ressens exactement ce que les esclaves pouvaient endurer
pendant des années, même des vies entières
passées à porter. La deuxième chose,
c’est qu’à la fin de mon périple,
je vais être baraqué !
En tout cas, après avoir tenté deux fois
sans succès de mettre mon sac, je finis par partir
pour l’ "arrêt au port" de Roissy.
Il pleut et j'ai un pull.
Quelques heures plus tard ... London Heathrow :
j’attends mon prochain vol pour Rio via Sao Paolo
(on avait bien évité de me préciser
cette escale inattendue). Là, dans cet immense
aéroport qui ressemble plus à un centre
commercial, je me trouve nez à nez avec Ray Cokes,
eh oui, le fameux et fabuleux animateur de MTV !
Vous ne connaissez pas ? Bande de loosers ! ;-)
Le temps passe, je monte dans l'avion, je regarde un
film, j’évite les repas plus qu'artificiels,
emballés dans du plastique, et je dors jusqu'au
superbe lever du soleil. On arrive à Sao Paulo.
Après vingt minutes, on redécolle pour
Rio.
Enfin, c'est fini, après quatorze heures de vol
qui m'ont fait beaucoup réfléchir, je
vais retrouver mes deux sacs plus lourds l'un que l'autre...
Vingt-six kilos derrière et une bonne dizaine
devant. A la sortie de l’aéroport les taxis
guettent déjà : vrais ou faux, peu
importe. Je leur réponds, en portugais bien sûr,
ils me regardent étonnés, et à
défaut de les suivre, je leur offre un immense
sourire, celui qui m'est si cher, ce sourire brésilien
que vous croiserez partout quel que soit l'endroit du
Brésil.
Ensuite, je prends le bus, 6 reals pour un endroit
dont le nom fait rêvez ceux qui n'y ont jamais
mis les pieds, un nom dont les syllabes sonnent si poétiquement:
Co-pa-ca-ba-na ! Ici le bus, c’est un vrai régal,
pour ceux qui aiment les parcs d’attractions!
Pour les autres, et bien il faut s’abstenir ou
s’accrocher! Botafogo, la Rodovaria, Centro, Flamengo,
Copacabana. Je descends. Il fait chaud et humide, la
plage est pleine, je me dirige comme je l'avais fait
il y a quatre ans vers l'auberge de jeunesse. Chambre
113 !
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