Paris - Rio de Janeiro - 14.janvier.2004

Voila, il faut maintenant partir, fini de faire et de redéfaire le sac. Le vol n'attendra pas.
On est le 14 janvier 2004, départ de Roissy pour Rio via Londres et Sao Paulo...

Par où commencer ? Je m’en veux un peu, car à vouloir être trop bien équipé, et bien j’ai oublié un petit détail... Le poids que prennent les petites choses quand on les met ensemble.
Au moment de mettre mon sac à dos, je pense à deux choses : la première, c'est que je ressens exactement ce que les esclaves pouvaient endurer pendant des années, même des vies entières passées à porter. La deuxième chose, c’est qu’à la fin de mon périple, je vais être baraqué !
En tout cas, après avoir tenté deux fois sans succès de mettre mon sac, je finis par partir pour l’ "arrêt au port" de Roissy. Il pleut et j'ai un pull.
Quelques heures plus tard ... London Heathrow : j’attends mon prochain vol pour Rio via Sao Paolo (on avait bien évité de me préciser cette escale inattendue). Là, dans cet immense aéroport qui ressemble plus à un centre commercial, je me trouve nez à nez avec Ray Cokes, eh oui, le fameux et fabuleux animateur de MTV ! Vous ne connaissez pas ? Bande de loosers ! ;-)
Le temps passe, je monte dans l'avion, je regarde un film, j’évite les repas plus qu'artificiels, emballés dans du plastique, et je dors jusqu'au superbe lever du soleil. On arrive à Sao Paulo. Après vingt minutes, on redécolle pour Rio.
Enfin, c'est fini, après quatorze heures de vol qui m'ont fait beaucoup réfléchir, je vais retrouver mes deux sacs plus lourds l'un que l'autre... Vingt-six kilos derrière et une bonne dizaine devant. A la sortie de l’aéroport les taxis guettent déjà : vrais ou faux, peu importe. Je leur réponds, en portugais bien sûr, ils me regardent étonnés, et à défaut de les suivre, je leur offre un immense sourire, celui qui m'est si cher, ce sourire brésilien que vous croiserez partout quel que soit l'endroit du Brésil.

Ensuite, je prends le bus, 6 reals pour un endroit dont le nom fait rêvez ceux qui n'y ont jamais mis les pieds, un nom dont les syllabes sonnent si poétiquement: Co-pa-ca-ba-na ! Ici le bus, c’est un vrai régal, pour ceux qui aiment les parcs d’attractions! Pour les autres, et bien il faut s’abstenir ou s’accrocher! Botafogo, la Rodovaria, Centro, Flamengo, Copacabana. Je descends. Il fait chaud et humide, la plage est pleine, je me dirige comme je l'avais fait il y a quatre ans vers l'auberge de jeunesse. Chambre 113 !

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