Départ de Buenos Aires pour Ushuaia, destination
que je n’avais pas vraiment prévue, puisque
vous le savez maintenant, le froid et moi, ce n’est
pas vraiment ça. Bref. Après trois heures
d’avion depuis Buenos Aires, on arrive à
la Terre de Feu. Sortie de l’aéroport sans
aucun endroit « Information Touristique »,
je me retrouve dehors face aux montagnes qui surgissent.
On peut dire que je me prends une claque! Bon, pas de
taxi, pas de bus...c’est de loin l’aéroport
le plus tranquille au monde. Je jette un coup d’oeil
sur mon Lonely Planet, je me décide à
bouger à pied et j’essaye de trouver un
camping. Le vent souffle en rafales...
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Après un petit moment passé à me
battre contre ce vent, j’arrive dans ce que l’on
peut appeler une ville, plutôt sympa. Des maisons
plus ou moins finies, des rues plus ou moins existantes,
de temps à autre, des jeunes en vélo avec
un petit air indien, et puis surtout, à chaque
maison, deux ou trois chiens. Attachés ou errant
dans la ville, ils aboient sans cesse. Je rencontre
Daniel, Fernando et ?#@, qui m’accompagnent jusqu’à
un camping, que jamais je n’aurai trouvé
sans eux.
Je galère à mettre ma tente en place (c’est
tout de même la première fois de ma vie
que je fais ça) et je bouge au centre ville,
qui est à une vingtaine de minutes de marche.
Le centre, c’est une rue, Av.St.Martin, où
grouillent jeunes et touristes. On y trouve de tout,
équipement pour des randos, cybercafés,
vêtements en tout genre et restaurants...A deux
pas de là, le port et ses grands bateaux.
Je m’achète quelques aliments au supermarché,
que je réussirai à cuisiner en achetant
aussi une casserole, une fourchette, un couteau et une
assiette, que bien sûr je n’avais pas prévu.
Le camping, ça prend de la place...Puis, après
avoir discuté avec les campeurs venus de Suisse,
du Chili, d’Argentine et d’Allemagne, je
vais tenter de dormir. Manque de pot, mon sac de couchage
n’est pas assez épais pour absorber les
bosses des rochers qui ressortent du sol. Je crois avoir
entendu quelque part qu’il fallait une sorte de
matelas...éhé...Alys, je pense alors à
toi et ton futon. Ce fameux futon, quel régal
à côté de ce lit improvisé.
Enfin...on ne va pas se plaindre, car le pire, c’est
le froid. Bouuuuuh. En fait, il faut dormir habillé.
Tant pis.
Le lendemain matin, j’improvise une excursion :
aller dans le parc Terra del Fuego! Je pars avec un
petit bus qui passe me prendre. Là, je choisis
de prendre le trail (randonnée) le plus dur :
le Caminho Guanaco.
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MB Premier defit traverse de la foret...
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MB Deuxieme effet KissCool
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MB La recompense
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MB Le meilleur...
Après cette petite excursion de sept heures de
marche... je m’offre une récompense: un
"all you can eat".
C’est un resto où l’on paye un prix
donné et on mange autant que l’on veut.
Je discute avec tous les touristes, en français,
en portugais, en anglais....c’est fun. Puis vers
minuit, je prends ma douche (chaude heureusement) et
j’enchaîne avec mon lit de pierre...Un petit
DVD que je ne terminerai pas, et la fatigue l’emporte
contre le manque de confort. Je dors....il est trois
heures quand un bruit me réveille. Il fait nuit.
Je cherche une lumière que je ne trouve pas,
et je reste à l’écoute. Le bruit
est là, juste derrière la toile de ma
tente...Quelqu’un essaye d’entrer. La toile
bouge. Avec difficulté.... Que faire ? Je
ne trouve pas non plus mon couteau. Naturellement, l’homme
s’acharne, là, je pousse un « Bordel,
que quieres ????? » La personne ne répond
pas mais s’immobilise. Puis recommence, voulant
absolument ouvrir cette tente. Je sors de mon sac de
couchage, ouvre la première fermeture de la tente,
puis attrape la deuxième et je bondis la rage
au ventre, sur l’individu....Mais...il est grand,
énorme même...un individu poilu, dont je
ne vois que la silhouette, car mon apparition l’a
fait reculer de quelques mètres. Que veut-il?
Et vite je me rend compte, que ce géant à
quatre pattes et à la chevelure foncée,
n’est rien d’autre qu’un cheval. Je
me marre, face à lui, avec mes poings serrés,
debout pied nus dans cette nuit froide...Un cheval.
Il s’éloigne, puis réapparaît....je
voudrais dormir SVP. Il revient, je ressors cette fois-ci
armé de mon appareil photo, et je le flashe,
histoire de le faire fuir vers d’autres tentes
un peu plus ouvertes à ce genre de rencontre
nocturne...Haha. Plutôt fun au final ce cambrioleur.
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