Ushuaia 04/05.fevrier.2004

Ushuaia, le bout du monde. ( Quelques videos en exclu )

Départ de Buenos Aires pour Ushuaia, destination que je n’avais pas vraiment prévue, puisque vous le savez maintenant, le froid et moi, ce n’est pas vraiment ça. Bref. Après trois heures d’avion depuis Buenos Aires, on arrive à la Terre de Feu. Sortie de l’aéroport sans aucun endroit « Information Touristique », je me retrouve dehors face aux montagnes qui surgissent. On peut dire que je me prends une claque! Bon, pas de taxi, pas de bus...c’est de loin l’aéroport le plus tranquille au monde. Je jette un coup d’oeil sur mon Lonely Planet, je me décide à bouger à pied et j’essaye de trouver un camping. Le vent souffle en rafales...
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Après un petit moment passé à me battre contre ce vent, j’arrive dans ce que l’on peut appeler une ville, plutôt sympa. Des maisons plus ou moins finies, des rues plus ou moins existantes, de temps à autre, des jeunes en vélo avec un petit air indien, et puis surtout, à chaque maison, deux ou trois chiens. Attachés ou errant dans la ville, ils aboient sans cesse. Je rencontre Daniel, Fernando et ?#@, qui m’accompagnent jusqu’à un camping, que jamais je n’aurai trouvé sans eux.
Je galère à mettre ma tente en place (c’est tout de même la première fois de ma vie que je fais ça) et je bouge au centre ville, qui est à une vingtaine de minutes de marche. Le centre, c’est une rue, Av.St.Martin, où grouillent jeunes et touristes. On y trouve de tout, équipement pour des randos, cybercafés, vêtements en tout genre et restaurants...A deux pas de là, le port et ses grands bateaux.
Je m’achète quelques aliments au supermarché, que je réussirai à cuisiner en achetant aussi une casserole, une fourchette, un couteau et une assiette, que bien sûr je n’avais pas prévu. Le camping, ça prend de la place...Puis, après avoir discuté avec les campeurs venus de Suisse, du Chili, d’Argentine et d’Allemagne, je vais tenter de dormir. Manque de pot, mon sac de couchage n’est pas assez épais pour absorber les bosses des rochers qui ressortent du sol. Je crois avoir entendu quelque part qu’il fallait une sorte de matelas...éhé...Alys, je pense alors à toi et ton futon. Ce fameux futon, quel régal à côté de ce lit improvisé. Enfin...on ne va pas se plaindre, car le pire, c’est le froid. Bouuuuuh. En fait, il faut dormir habillé. Tant pis.
Le lendemain matin, j’improvise une excursion : aller dans le parc Terra del Fuego! Je pars avec un petit bus qui passe me prendre. Là, je choisis de prendre le trail (randonnée) le plus dur : le Caminho Guanaco.
FRED TV click me! 3.5 MB Premier defit traverse de la foret...
FRED TV click me! 5.8 MB Deuxieme effet KissCool
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FRED TV click me! 1.2 MB Le meilleur...

Après cette petite excursion de sept heures de marche... je m’offre une récompense: un "all you can eat".
C’est un resto où l’on paye un prix donné et on mange autant que l’on veut. Je discute avec tous les touristes, en français, en portugais, en anglais....c’est fun. Puis vers minuit, je prends ma douche (chaude heureusement) et j’enchaîne avec mon lit de pierre...Un petit DVD que je ne terminerai pas, et la fatigue l’emporte contre le manque de confort. Je dors....il est trois heures quand un bruit me réveille. Il fait nuit. Je cherche une lumière que je ne trouve pas, et je reste à l’écoute. Le bruit est là, juste derrière la toile de ma tente...Quelqu’un essaye d’entrer. La toile bouge. Avec difficulté.... Que faire ? Je ne trouve pas non plus mon couteau. Naturellement, l’homme s’acharne, là, je pousse un « Bordel, que quieres ????? » La personne ne répond pas mais s’immobilise. Puis recommence, voulant absolument ouvrir cette tente. Je sors de mon sac de couchage, ouvre la première fermeture de la tente, puis attrape la deuxième et je bondis la rage au ventre, sur l’individu....Mais...il est grand, énorme même...un individu poilu, dont je ne vois que la silhouette, car mon apparition l’a fait reculer de quelques mètres. Que veut-il? Et vite je me rend compte, que ce géant à quatre pattes et à la chevelure foncée, n’est rien d’autre qu’un cheval. Je me marre, face à lui, avec mes poings serrés, debout pied nus dans cette nuit froide...Un cheval. Il s’éloigne, puis réapparaît....je voudrais dormir SVP. Il revient, je ressors cette fois-ci armé de mon appareil photo, et je le flashe, histoire de le faire fuir vers d’autres tentes un peu plus ouvertes à ce genre de rencontre nocturne...Haha. Plutôt fun au final ce cambrioleur.

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